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jeudi 8 septembre 2011

Design, service et maîtrise des coûts

Une enquête-métier nous permet de faire le point sur nos besoins en infographie.

Quels sont aujourd'hui vos besoins en infographie ?

Depuis le déménagement, la fréquentation du Coin Multimédia a beaucoup baissé. Une publicité de qualité serait peut-être capable de faire revenir une partie de la clientèle.

J'ai les plus grands doutes à ce sujet cependant. On n'a jamais souffert d'un manque d'information — les gens savent qu'on existe et savent où on est. S'ils ne viennent plus, c'est parce qu'ils ont trouvé des alternatives plus accessibles.

En d'autres termes, je ne crois pas que le profit qu'on peut tirer des services d'un infographiste  — hypothétique, faible dans le meilleur des cas — justifie leurs coûts. On peut peut-être tester l'hypothèse avec la création ponctuelle d'une plaquette de présentation.

À ce jour et dans les mois qui viennent, cherchez-vous à embaucher un infographiste ?

Non. Je viens de passer trois paragraphes à vous expliquer pourquoi.

Si c'était le cas,  comment vous y prendriez-vous ? Contacts dans votre réseau, annonce Pôle Emploi, annonce presse, etc. ?

Oh, je crois que la Communauté des communes afficherait une annonce — une feuille A4, blanche comportant une description détaillée de l'emploi proposé (ne correspondant pas du tout à ce que la salarié aura à faire en réalité) et des compétences recherchées (inutiles et ne pesant d'aucun poids pendant l'entretien d'embauche) — sur la vitrine du Coin Multimédia et compterait sur la diffusion naturelle de ce genre d'information dans un milieu local très pauvre en emploi. Genre, réseau informel.

Ça marche assez bien.

Quel type de contrat et temps de travail vous sembleraient intéressants pour ce poste ?

En tant que consommateur, le Coin Multimédia n'a aucun besoin des services d'un infographiste (voir question 1). Mais on est aussi producteur. Il serait envisageable pour un infographiste de se servir de l'infrastructure du Coin Multimédia pour proposer ses propres services — ou enrichir ceux qu'on propose déjà — en indépendant et selon des modalités à discuter.

Ce serait dans tous les cas une relation contractuelle très souple, sans engagement financier sérieux d'aucune des parties.

Votre choix s'appuierait-il davantage sur la formation suivie par le candidat ou sur son book ?

Sur son book, bien sûr.

Quelles seraient pour vous les compétences requises — logiciels et langage de programmation maîtrisés, qualités relationnelles, environnement de travail informatique connu (Mac/PC/Linux), etc. ?

Si l'infographiste travaille en indépendant dans le cadre du Coin Multimédia, il sera assez libre dans le choix de ses outils, son activité ne devra pas se faire au détriment des autres services du Coin et un bon contact avec la clientèle est indispensable.

Tout ce qu'il aura besoin de savoir pour se servir convenablement de l'infrastructure du Coin — cloudy et plutôt libre — se fera sur le tas (ce n'est jamais un problème).

Quel niveau d'expérience vous semble nécessaire ?

C'est son book qui servira de critère, peut-être sa réputation, pas le temps qu'il a mis à les produire.





lundi 13 juin 2011

La validation en deux étapes

C'est quoi la validation en deux étapes ?




La validation en deux étapes est un mécanisme permettant de mieux protéger son compte Google. L'accès à votre compte nécessite non seulement votre mot de passe mais aussi votre téléphone portable.

Combiner quelque chose que vous savez (mot de passe) avec quelque chose que vous avez (téléphone portable) est une procédure de sécurité standard et efficace. En d'autres termes, un pirate aura beau subtiliser ou deviner votre mot de passe, il ne pourra pas se connecter à votre compte sans votre téléphone.

C'est quoi l'intérêt pour une organisation ?


Le phishing est un risque de sécurité de plus en plus sérieux. Il existe aussi un problème spécifique aux organisations — les mots de passe, pour des tas de raisons valables, ont tendance à se diffuser rapidement et bien au-delà des seuls collaborateurs actifs de l'organisation (entre autres, parce que les gens quittent l'organisation).

En gros, la validation en deux étapes aide à mieux dormir.

Comment on fait pour collaborer s'il n'y a plus qu'une seule personne qui a accès au compte (l'heureux possesseur du téléphone portable) ?


Il est possible de lier plusieurs téléphones portables au même compte, chacun d'entre eux autorisant l'accès. La mise en place d'autres bonnes pratiques de sécurité, comme la délégation de messagerie, permet aussi de conserver des facilités de collaboration importantes sans sacrifier la sécurité du compte primaire.

En fait, si la validation en deux étapes pouvait répandre la pratique de la délégation de messagerie, ce serait une excellente chose.

Et si ceux qui ont l'accès ne sont pas disponibles, sont injoignables, et qu'on a vraiment, vraiment, besoin d'accéder directement au compte ?




On peut autoriser des sessions sur des postes de travail particuliers sur une base mensuelle (c'est-à-dire que seul le mot de passe serait nécessaire). Il vaut mieux limiter cette pratique, bien sûr.

Quant aux applications (logiciel Picasa, etc.), elles peuvent bénéficier d'autorisations spéciales et permanentes.

Autre chose ?


Nous conseillons à toutes les structures qui en ont la possibilité d'adopter ce système et aux autres d'envisager sérieusement de le faire. Le Coin Multimédia est là pour vous y aider.

vendredi 8 octobre 2010

Continuité

C'est décidé, mon contrat a été reconduit pour 6 mois à l'ASOS – Coin Multimédia.

Je dois donc me fixer de nouveaux objectifs jusqu'en avril 2011 :
  • Assurer la continuité des services du Coin Multimédia et la maintenance de ses machines et des systèmes.
  • Initier l'achat de nouveaux matériels (ordinateur, plastifieuse, massicot).
  • Installer le fax, un service qui a disparu depuis notre déménagement à Cotes (près de l'Office de Tourisme du Séronais).
  • Installer de nouveaux services en ligne – Dropbox, ZohoCreator – dans les bureaux voisins (les associations Act'en Scène, CIVAM Bio, ESPACE, et, pourquoi pas l'office de tourisme).
  • Trouver une formation...

samedi 27 mars 2010

De l'idée au produit : jusqu'où ira la collaboration en ligne ?

Il est difficile de concrétiser une idée. C'est déjà une première et grande étape que d'en avoir. Les idées sont alors géniales, saugrenues, fixes, vagues, rarement mauvaises, mais quand il s'agit de les réaliser, de se confronter à la réalité, aux problèmes physiques, mieux vaut être plusieurs et avoir quelques bons outils à sa disposition. La création du portfolio de Marina Dewit est l'exemple type (il devrait figurer dans les livres) du travail d'équipe et de la collaboration en ligne.

Marina conçoit et fabrique des bandeaux pouvant être déclinés en tours du cou ou en ceinture. Le portfolio devrait lui permettre d'exposer son travail (sur les marchés, chez des commerçants, etc.), de donner à ses clients des idées de commandes et de garder une trace de ses œuvres (pièces uniques).


Une naissance difficile


Tout avait bien commencé. Partant de planches de photos transmises par Marina, nous avons rapidement abouti (grâce à des logiciels comme Scribus et Inkscape) à une mise en page satisfaisante – facile à dupliquer, organiser et découper. Nous pensions alors que l'impression ne poserait pas de problèmes particuliers.

Tests et échecs

Bien sûr, les vrais problèmes, ceux du quotidien, n'ont pas tardé à se manifester. Le choix du support papier s'est révélé plus difficile que prévu : papier blanc, coloré, épais, papier photo ou kraft... Le papier kraft était l'option préférée mais plusieurs inconvénients nous en ont écarté :


  • L'impression sur le kraft reste fragile, les noirs ne s'y fixent pas toujours très bien.
  • De plus, au moment de la plastification le relief du kraft entraînait des défauts (micro-bulles d'air, plis, etc.) et le résultat n'était plus satisfaisant.

Une idée

Nous nous étions résignés à faire l'impression noir sur blanc quand une autre idée a germé : numériser l'image d'une feuille de kraft et la traiter avec Gimp pour lui donner la couleur et la luminosité voulue. Puisque le kraft n'était pas possible, l'illusion du kraft ferait l'affaire.


Le résultat, une fois imprimé, avait un aspect visuel très proche de la texture originale souhaitée, les défauts de planimétrie en moins pour une plastification réussie.

Il ne nous restait plus qu'à utiliser Inkscape pour superposer l'image du kraft et les planches de Marina, puis Scribus pour une dernière mise en page. Le document PDF ainsi obtenu était prêt à être imprimé en recto-verso, plastifié, découpé et relié (voir le résultat).


Collaboration


Ces différentes étapes n'auraient jamais pu voir le jour sans de longues discussions, des suggestions, des choix et de nombreux essais. Les outils et systèmes utilisés pour communiquer étaient à la hauteur : Ubuntu 9.10 et Windows XP, l'utilitaire Dropbox pour stocker et synchroniser les différents documents (les retoucher, en restaurer d'anciennes versions, etc.) et Google Wave. Peu importe l'endroit où nous nous trouvions, nous pouvions à tout moment et en temps réel être informés des progrès et proposer des solutions, des essais ou des modifications.

Aura-t-on encore un jour la possibilité de travailler de la sorte ? D'une manière aussi poussée ? Peut-être et je l'espère. Ici, la participation active du client, la création d'un petit groupe de travail autour d'un projet précis, l'utilisation et la maîtrise d'outils à la fois modernes (parfois même avant-gardistes) et efficaces, une communication (échanges de documents et d'idées) en ligne fructueuse ont tous contribué au succès. Ces ingrédients sont toutefois rarement réunis.

Au contraire, les – mauvaises – habitudes prises au contact de logiciels inefficaces et compliqués, la non-compatibilité des programmes ou des documents suffisent à faire échouer un projet collaboratif. Quant à la collaboration en ligne, elle s'arrête trop souvent à l'échange de pièces jointes par e-mails (et leur renvoi après correction, etc.).

Il existe de meilleures méthodes de travail et de meilleurs outils. J'en ai moi-même découvert la plupart il y a peu de temps et ne m'en passerai plus. Rien ne vaut l'expérimentation, alors créez vos besoins et trouvez des solutions. À plusieurs et avec des applications modernes c'est encore mieux !

vendredi 20 novembre 2009

Les horaires... Toujours les horaires !

Après 3 semaines de "diète informatique" (le Coin Multimédia n'était ouvert officiellement que 2 heures par jour sur 4 jours), nous sommes heureux de vous proposer de nouveaux horaires. Ceux-ci répondront un peu plus - nous l'espérons - à vos attentes, et seront définitifs ("jusqu'au prochain changement" comme me le faisait gentiment remarquer une cliente).

Dorénavant, nous sommes ouverts tous les jours :

- lundi de 10 h à 12 h
- mardi de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h
- mercredi de 10 h à 12 h
- jeudi de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h
- vendredi de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30

En dehors de ces horaires et sur rendez-vous, nous pouvons exceptionnellement ouvrir le Coin Multimédia pour des services répondant à des besoins spécifiques.